A Monster with a Thousand Heads

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Guillermo, le mari de Sonia, est atteint d’un cancer, qui le fait énormément souffrir. Face au refus de leur assureur d’essayer de le soigner, Guillermo et sa femme ont d’abord hypothéqué leur maison ; puis, le traitement ayant des effets positifs, ils recontactent l’assureur dans l’espoir d’obtenir une réponse positive.

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Suite à un nouveau refus, Sonia décide de prendre les choses en main : elle va tour à tour voir le médecin traitant le dossier de son mari, puis les dirigeants de l’assurance, arme à la main pour obtenir gain de cause.

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Elle entraîne son fils adolescent, Darrio, dans une aventure rocambolesque et désespérée. On y voit le désespoir de cette femme à bout de ressources, la réaction des assureurs, beaucoup plus compréhensifs face à un canon de pistolet qu’au téléphone.

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Ce film relativement court (74mn) est intense et réfléchi, et nous montre les dernières heures d’une impasse longue à se construire, entre la femme désespérée d’un malade, et des assureurs pour qui un dossier prend soudain vie très violemment.

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L’avis partagé par Antoine et Arthur : 5 patates ! Nous avons bien apprécié l’efficacité de la mise en scène, usant en particulier de caméra subjective avec talent. A Monster with a Thousand Heads nous rappelé The Fire, vu à Yerevan cet été par son intensité, et par la brièveté de l’action, qui se déroule sur moins de 24h. Pas d’exposition à rallonge ici, le film démarre juste quand le dénouement se précipite.

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Titre original :  Un Monstruo de Mil Cabezas 
Réalisé par Rodrigo Plá
Mexique, 2015

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Thirst // Jajda

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Thirst nous emmène en Bulgarie contemporaine, dans la campagne pauvre et aride. Une famille subsiste difficilement sur une colline en blanchissant blanchit les draps des hôtels des alentours. C’est la crise lorsque l’eau, élément indispensable pour laver les draps, vient à manquer, lorsqu’une sécheresse terrible s’abat sur la région.

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La famille fait alors appel à un puisatier, qui vient avec sa fille, une jeune adolescente sourcière ; ils s’installent et commencent à creuser pour exploiter le puits découvert.

Commence alors une cohabitation tendue entre les deux familles : l’ambiance est lourde, des amourettes se forment. La fille s’avère être assez manipulatrice, et martyrise le grand adolescent roux.

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On assiste à un très beau film ; la photographie est particulièrement magnifique, et l’on a notamment apprécié les nombreux gros plans « portraits ».

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A chaud, nous ne sommes pas certains d’avoir tout compris : les personnages ne sont jamais nommés, et de fréquentes discussions sur le religion donnent au film un aspect assez mystique. Il s’agit certainement d’une allégorie, mais son détail nous échappe…

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L’avis partagé par Antoine et Arthur : 4 patates. Malgré le fait que nous n’ayions peut-être pas tout compris, Thirst gagnera certainement la Patate d’Or de la photographie, lorsque celle-ci sera remise.

Par son rythme plutôt lent, et par le cadre (un village isolé dans la montagne), ce film nous a rappelé certains films nordiques vus à Lübeck (voir posts précédents sur notre blog).

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Titre original :  Jajda 
Réalisé par Svetla Tsotsorkova
Bulgaria, 2015

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The Birth of Saké

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Ce documentaire, financé en partie par une campagne Kickstarter, nous présente une brasserie de saké traditionnelle (la brasserie Tedorigawa/Yoshida), dans le nord du Japon.

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La fabrication traditionnelle du saké, un art millénaire, repose sur de très nombreuse étapes de transformation, très manuelles et laborieuses : polissage du riz, étuvage, extraction et fermentation.

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Pour mener à bien ce processus, les 10 membres de la brasserie travaillent continûment pendant 6 mois de l’année (de 4h30 du matin à 23h, d’octobre à avril). Ils vivent alors en communauté fermée dans la brasserie, loin de leurs familles et de leurs amis.

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The Birth of Saké raconte se concentre sur cet aspect de cette aventure humaine plus que sur les secrets de la fabrication du saké : le fonctionnement de la communauté resserrée, le parcours individuel de chacun des employés. Il illustre le Japon traditionnel, si précieux mais très menacé par l’industrialisation.

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L’avis d’Antoine et Arthur : 4 patates. Nous avons aimé plonger dans cet humanité, vivre les destins de ces hommes. Le tout manquait malheureusement de structure, et même si l’on plonge dans un univers passionnant, on regrette le manque de profondeur du traitement. Enfin, les brasseurs (très) amateurs que nous sommes ont regretté l’absence de détails plus précis sur le processus de fabrication.

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Titre original : The Birth of Saké
Réalisé par Erik Shirai
USA, 2015

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The Fencer

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Second film que nous avons vu ce weekend, The Fencer nous emmène dans l’URSS de Staline, pour nous raconter une histoire vraie qui s’est déroulée au début des années 50.

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Un jeune homme, Endel Nellis, arrive dans Haapsalu, une petite ville du nord de l’Estonie pour y devenir professeur de sport. C’est un ancien champion d’escrime qui fuit Leningrad où il est recherché pour avoir supposément collaboré avec les Nazis.

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Il va initier ses jeunes élèves à l’escrime et parviendra même à les mener à la victoire lors d’un tournoi scolaire national à Léningrad.

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On retrouve un scénario bien connu : le sportif « has-been » qui se retrouve dans un trou paumé et qui revit sa gloire passée en devenant entraîneur d’une équipe qu’il mène au sommet. On pense notamment à L’incroyable équipe/Der Ganz große Traum (du football en Allemagne, à Bowling (avec Catherine Frot), ou à The Natural (monde du baseball, avec Robert Redford).

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Ici, l’intérêt se situe essentiellement au contexte historique : l’un des (nombreux) drames qu’a vécu l’Estonie dans les années 40 : le professeur fait partie des Estoniens enrôlés de force par la Wermacht pendant la guerre. C’est à ce titre qu’il est considéré comme un traître à la patrie en URSS, malgré sa désertion. Il sera d’ailleurs arrêté lors du tournoi à Stalingrad.

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On a un peu regretté le happy ending, qui en fait un film un peu mélo et convenu.

Nous avons quand même bien aimé, d’autant plus que c’est l’équipe arménienne, autre république socialiste soviétique martyrisée par Staline, qui a aidé l’équipe estonienne à gagner.

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L’avis partagé par Antoine et Arthur (assez rare pour être souligné!) : 4 patates. Malgré un contexte historique passionnant, avec ce focus sur l’Estonie dont les drames sont trop souvent ignorés, on regrette un peu le scénario presque Hollywoodien : le héros en fuite et en quête de rédemption qui devient une figure paternelle pour des enfants qui en ont besoin, et qui, au passage, trouve l’amour. Un peu facile, et sûrement bien romancé.

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Titre original :  Miekkailija
Réalisé par Frederikke Aspöck
Finlande, 2015

The Prosecutor The Defender The Father and His Son

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Notre premier film lors du festival de Göteborg 2016, et notre préféré de la première journée : au tribunal international de la Haye, le jugement d’un criminel de guerre serbe sort de l’impasse lorsqu’un nouveau témoin est présenté, qui est le premier à identifier l’accusé.

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Ce film basé sur des faits réels. La procureur Catherine Lagrange (Romane Bohringer) pense avoir trouvé un témoin pour incriminer Milorad Krstić, dont elle mène le procès : il s’agit de Deyan Palić, un jeune bosniaque trouvé dans la prison de Sarajevo et ayant supposément combattu sous Krstić. Son témoignage accable le serbe, et donne enfin à l’accusation des éléments solides pour le faire condamner. Malheureusement, la crédibilité du jeune bosniaque va être réduite à néant par l’avocat de la défense. Celui-ci part enquêter en Bosnie, où il retrouve la famille du jeune homme et arrive à montrer qu’il a été acheté pour faire un faux témoignage.

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Ce film captivant présente plusieurs intérêts.

Tout d’abord, il nous plonge dans l’horreur de la guerre serbo-bosniaque, très proche de nous géographiquement et datant d’à peine 20 ans. La plupart des protagonistes en ont souffert, soit directement, soit en étant les enfants d’immigrants ayant fui ses horreurs.

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Par ailleurs, le théâtre principal de l’action est un tribunal, avec ses luttes internes et ses drames humains. On en découvre toutes les contradictions : les difficultés à appliquer la justice dans un pays qui n’est pas le sien et dans une culture qui n’est pas la sienne ; la froideur bureaucratique d’une institution qui contraste avec les émotions fortes des individus ; la corruption inévitable d’un système de justice qui va des prisons serbes à La Haye.

Un très bon début ! Nos avis et nos notes sont plus bas…

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L’avis d’Arthur : 5 patates ! Un film intelligent, des personnages bien construits, et un contexte historique complexe et émouvant. Plutôt qu’un héros autour duquel orbitent des personnages secondaires, on découvre 4 personnages complexes, dont on arrive à comprendre les motivations et à accepter les défauts. Le contexte historique lourd (conflit entre Bosniaques et Serbes) exacerbe la gravité de la situation sans pour autant être lourd.

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L’avis d’Antoine : de l’émotion, une grande justesse du jeu d’acteur, 5 patates !!!

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Titre original : The Prosecutor the Defender the Father and His Son
Réalisé par Iglika Triffonova
Bulgarie/Suède, 2015

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Tangerines

 

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Film Géorgien et Estonien, nominé aux Oscars 2015.

L’action se passe pendant la guerre d’indépendance de l’Abkhazie, dans les années 90. Cette guerre oppose les forces géorgiennes (pays chrétien) aux forces Abkhaziennes, renforcées par des mercenaires venus, entre autre de Tchétchénie. On est dans l’ère post-soviétique, en plein Caucase : pays de rudes montagnards pour lesquels le sens de l’honneur est fort.

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Dans ce contexte, Ivo et Margus, deux estoniens déportés par Staline dans les années 40, cultivent des Mandarines (Tangerines). On devine que c’est probablement leur dernière récolte avant un retour en Estonie pour fuir cette guerre.

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Une échauffourée oppose les deux camps près de la ferme.
Ivo recueille deux blessés.
Il s’avère qu’ils sont des camps opposés : un Tchetchène (Ahmed) et un géorgien (Niko)

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Commence alors un huis-clos pesant entre les quatre hommes, confinés dans la petite maison d’Ivo. Les tensions sont fortes, tout particulièrement entre les deux caucasiens qui n’ont qu’un but : s’entretuer. Ivo, le plus sage d’entre eux, va les soigner tous les deux, sans distinction, et les amener progressivement à se connaître, à se respecter et même à s’apprécier.

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L’avis d’Antoine :

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J’ai apprécié la finesse psychologique des personnages que l’on trouve dans ce huis-clos.


L’avis d’Arthur :

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Tangerines présente toute l’absurdité de la guerre à travers une grande allégorie. Ahmed, tchètchène, représente le mercenariat, la guerre « métier » ; un soldat rugueux et cynique, habitué au combat, qui se bat pour nourrir sa famille. Niko, géorgien, représente lui la guerre « idéaliste », un jeune homme touché par le discours mobilisateur de ses dirigeants, qui a pris les armes pour défendre sa terre et son pays, mais dont la bravoure dépasse de loin la compétence. Pris dans l’engrenage sont deux hommes : Ivo, qui a déjà perdu son fils (un Niko, en quelque sorte), conscient de l’absurdité de l’ensemble, et qui ne s’en soucie guère ; et Margus, qui, s’il se tient éloigné du conflit, est beaucoup plus affecté, car ses mandarines sont en péril mais aussi car il fait preuve de moins de sagesse. Au final, Niko et Margus finissent 6 pieds sous terre, laissant à Ivo et Ahmed un monde sur lequel ils ont perdu toutes leurs illusions.


 

 

Titre original : Mandariinid
Réalisé par Giorgi Nakashidze
Estonie/Géorgie, 2013

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L’Islande à l’honneur ! Bilan des 57ème « Nordische Filmtage Lübeck » (NFL)

Ce weekend, nous étions à Lübeck, au nord d’Hambourg, pour le 57ème Festival du film nordique de Lübeck.

Qualité de la programmation : 5 patates
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Ambiance dans les salles : 4 patates
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La Trave, Lübeck

A Lübeck

C’est « Returning Home // Die Rückkehr », un film à petit budget du jeune réalisateur Henrik Martin Dahlsbakken, qui a reçu le principal, le NDR Film Prize. Coup de chance ou coup de génie, il faisait partie de notre sélection, et nous l’avons vu ! (notre avis ici)

On notera aussi que l’Islande était venue en force (13 films, dont 4 en compétition), et que ça a payé. Fúsi, de Dagur Kári a remporté le Prix du Public (Lübecker Nachrichten Audience Prize) et le Interfilm Church Prize, et a vu Gunnar Jónsson récompensé pour son rôle principal (on l’a vu aussi!). Un 2nd film islandais, Rams, de Grímur Hákonarson, a aussi été récompensé avec le Prix Baltique.

Pour la liste de tous les films récompensés, c’est ici (en anglais) !


Sinon, on a vu plein d’autres trucs ! Il n’y avait que des films nordiques, donc beaucoup de petits villages, de pêcheurs, de montagnes enneigées et d’isolation. Ca aurait pu être répétitif, mais les films étaient de suffisamment bonne qualité. Au final, on pourra considérer que c’était une étude détaillée de la solitude et de son impact sur les familles dans les pays du Nord de l’Europe.

Au-delà de Returning Home et Fúsi, on a vu :

  • Sparrows, l’histoire d’Ari, 16 ans, qui se retrouve obligé d’aller vivre dans un village de pêche avec son père qu’il n’a pas vu depuis des années, lorsque sa mère quitte le pays
  • Rosita : Ulrik, père divorcé vivant dans un village de pêche au nord du Danemark, fait venir Rosita des Philippines pour partager son quotidien. La barrière de langue les empêche de se rapprocher, mais pas Johannes, le fils d’Urlik, lui anglophone.

Et 3 docus :

  • Bikes vs Cars, un documentaire qui nous emmène à Los Angeles, Sao Paulo et Copenhague pour comparer la place donnée (ou enlevée?) au vélo à travers le monde
  • Mother’s Wish (Äidin toive), d’un réalisateur finlandais, qui explore le lien maternel à travers 10 témoignages du monde entier
  • The Vanishing Act of Einar, sur un psychologue norvègien qui combat un cancer de la prostate en… marchant

Die Rückkehr // Returning Home

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« Returning Home » est le premier long métrage de Henrik Martin Dahlsbakken.

Il met en scène un soldat des forces norvégiennes à son retour d’Afghanistan. Sa relation avec ses deux fils est compliquée. L’aîné défie son autorité, tandis que le second l’admire ; tous deux semblent souffrir de son absence.

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Lorsque le père, à peine revenu, disparaît pour aller chasser, c’est est trop pour les enfants qui partent à sa poursuite, bien décidés à le confronter.

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On notera la performance remarquable des acteurs enfants. Ce film, au budget restreint, fut tourné en 13 jours.

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L’avis d’Arthur : Un de ces films où c’est le jeu des acteurs qui fait tout. L’histoire se résume en une phrase, et l’on voit, en tout et pour tout, 6 personnages, dont 2 pendant moins d’une minute. Tout particulièrement, les deux enfants, seuls à l’écran pendant la majeure partie du film, portent l’ensemble sur leurs épaules. Très justes, ils donnent une grande profondeur à leur personnages : deux adolescents dans une petite ville de Norvège, avec un père absent. L’aîné se retrouve dans une relation de confrontation avec son père, et défie son autorité ; le cadet admire son père, mais souffre de son absence et cherche sa place derrière son frère.

5 patates !

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L’avis d’Antoine :

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Henrik Martin Dahlsbakken est né en 1989 et a réalisé
son premier film à l’âge de huit ans. Il a étudié les médias à Oslo et le film en Grande-Bretagne. Son premier court métrage « The Time in Between » (2009 ) était basé sur un script qu’il a écrit à 15ans. Depuis lors, il a fait six courts métrages, dont « Salle de bal du diable » (NFL 2013), qui a remporté des prix dans plusieurs festivals.


Titre original : Å vende tilbake
Réalisé par Henrik Martin Dahlsbakken
Norvège, 2015

Rosita

Rosita

Johannes habite avec son père, Ulrik, dans un petit village de pêche au Nord du Danemark. Il mène une vie tranquille avec sa petite amie Maja, et n’a pas de mal à trouver du travail sur les bateaux du village.

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Tout change avec l’arrivée de Rosita, une jeune Philippine pleine de vie qu’a fait venir Ulrik pour combattre la solitude qui est la sienne depuis son divorce. Cela semble être relativement courant dans cette région désertée, puisque Rosita retrouve une communauté entière d’expatriées Philippines.

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Alors qu’il refuse initialement de la côtoyer, Johannes se retrouve forcé de servir de traducteur à son père et à Rosita, qui n’ont pas de langue commune pour communiquer.

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Tous deux seuls et perdus, Johannes et Rosita se rapprochent dangereusement ; la tension monte lorsque Johannes trouve du travail à Rosita contre l’avis de son père, et lorsque Johannes doit cacher à son père que Rosita a laissé un enfant de 8 ans aux Philippines.

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Rosita se retrouve tiraillée entre le fils, jeune, plein de rêves, qu’elle comprend et qui la comprend, et le père, qui lui garantit une existence moins excitante mais beaucoup plus stable.


L’avis d’Arthur : Film touchant, sur les différences entre générations ; sur la différence de perspective, de comportement, et sur le conflit générationnel qui découle de ces différences. Johannes vit avec son père, qu’il respecte, mais il appréhende de « finir comme lui » ; il voit plus loin que le bourg de pêche où ils habitent, et n’est que trop conscient des limites de la vie de son père. Il ne peut s’empêcher de projeter cette vision sur Rosita, lorsque son père la fait venir. Au-delà de la complicité qui se développe entre eux, il ne peut croire qu’elle veuille de cette vie que lui propose Ulrik, car il la rejette lui-même. Ici, on voit mis en scène un affrontement entre le mode de vie de deux générations qui n’ont pas le même horizon, et peinent à se comprendre.

4 patates, car j’ai été déçu par la « résolution » de la situation, et par la fuite de Johannes – même si elle est sûrement la plus réaliste !

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L’avis d’Antoine :


Titre original : Rosita
Réalisé par Frederikke Aspöck
Danemark, 2015