A Monster with a Thousand Heads

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Guillermo, le mari de Sonia, est atteint d’un cancer, qui le fait énormément souffrir. Face au refus de leur assureur d’essayer de le soigner, Guillermo et sa femme ont d’abord hypothéqué leur maison ; puis, le traitement ayant des effets positifs, ils recontactent l’assureur dans l’espoir d’obtenir une réponse positive.

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Suite à un nouveau refus, Sonia décide de prendre les choses en main : elle va tour à tour voir le médecin traitant le dossier de son mari, puis les dirigeants de l’assurance, arme à la main pour obtenir gain de cause.

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Elle entraîne son fils adolescent, Darrio, dans une aventure rocambolesque et désespérée. On y voit le désespoir de cette femme à bout de ressources, la réaction des assureurs, beaucoup plus compréhensifs face à un canon de pistolet qu’au téléphone.

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Ce film relativement court (74mn) est intense et réfléchi, et nous montre les dernières heures d’une impasse longue à se construire, entre la femme désespérée d’un malade, et des assureurs pour qui un dossier prend soudain vie très violemment.

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L’avis partagé par Antoine et Arthur : 5 patates ! Nous avons bien apprécié l’efficacité de la mise en scène, usant en particulier de caméra subjective avec talent. A Monster with a Thousand Heads nous rappelé The Fire, vu à Yerevan cet été par son intensité, et par la brièveté de l’action, qui se déroule sur moins de 24h. Pas d’exposition à rallonge ici, le film démarre juste quand le dénouement se précipite.

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Titre original :  Un Monstruo de Mil Cabezas 
Réalisé par Rodrigo Plá
Mexique, 2015

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The Fencer

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Second film que nous avons vu ce weekend, The Fencer nous emmène dans l’URSS de Staline, pour nous raconter une histoire vraie qui s’est déroulée au début des années 50.

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Un jeune homme, Endel Nellis, arrive dans Haapsalu, une petite ville du nord de l’Estonie pour y devenir professeur de sport. C’est un ancien champion d’escrime qui fuit Leningrad où il est recherché pour avoir supposément collaboré avec les Nazis.

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Il va initier ses jeunes élèves à l’escrime et parviendra même à les mener à la victoire lors d’un tournoi scolaire national à Léningrad.

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On retrouve un scénario bien connu : le sportif « has-been » qui se retrouve dans un trou paumé et qui revit sa gloire passée en devenant entraîneur d’une équipe qu’il mène au sommet. On pense notamment à L’incroyable équipe/Der Ganz große Traum (du football en Allemagne, à Bowling (avec Catherine Frot), ou à The Natural (monde du baseball, avec Robert Redford).

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Ici, l’intérêt se situe essentiellement au contexte historique : l’un des (nombreux) drames qu’a vécu l’Estonie dans les années 40 : le professeur fait partie des Estoniens enrôlés de force par la Wermacht pendant la guerre. C’est à ce titre qu’il est considéré comme un traître à la patrie en URSS, malgré sa désertion. Il sera d’ailleurs arrêté lors du tournoi à Stalingrad.

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On a un peu regretté le happy ending, qui en fait un film un peu mélo et convenu.

Nous avons quand même bien aimé, d’autant plus que c’est l’équipe arménienne, autre république socialiste soviétique martyrisée par Staline, qui a aidé l’équipe estonienne à gagner.

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L’avis partagé par Antoine et Arthur (assez rare pour être souligné!) : 4 patates. Malgré un contexte historique passionnant, avec ce focus sur l’Estonie dont les drames sont trop souvent ignorés, on regrette un peu le scénario presque Hollywoodien : le héros en fuite et en quête de rédemption qui devient une figure paternelle pour des enfants qui en ont besoin, et qui, au passage, trouve l’amour. Un peu facile, et sûrement bien romancé.

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Titre original :  Miekkailija
Réalisé par Frederikke Aspöck
Finlande, 2015

Tangerines

 

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Film Géorgien et Estonien, nominé aux Oscars 2015.

L’action se passe pendant la guerre d’indépendance de l’Abkhazie, dans les années 90. Cette guerre oppose les forces géorgiennes (pays chrétien) aux forces Abkhaziennes, renforcées par des mercenaires venus, entre autre de Tchétchénie. On est dans l’ère post-soviétique, en plein Caucase : pays de rudes montagnards pour lesquels le sens de l’honneur est fort.

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Dans ce contexte, Ivo et Margus, deux estoniens déportés par Staline dans les années 40, cultivent des Mandarines (Tangerines). On devine que c’est probablement leur dernière récolte avant un retour en Estonie pour fuir cette guerre.

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Une échauffourée oppose les deux camps près de la ferme.
Ivo recueille deux blessés.
Il s’avère qu’ils sont des camps opposés : un Tchetchène (Ahmed) et un géorgien (Niko)

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Commence alors un huis-clos pesant entre les quatre hommes, confinés dans la petite maison d’Ivo. Les tensions sont fortes, tout particulièrement entre les deux caucasiens qui n’ont qu’un but : s’entretuer. Ivo, le plus sage d’entre eux, va les soigner tous les deux, sans distinction, et les amener progressivement à se connaître, à se respecter et même à s’apprécier.

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L’avis d’Antoine :

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J’ai apprécié la finesse psychologique des personnages que l’on trouve dans ce huis-clos.


L’avis d’Arthur :

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Tangerines présente toute l’absurdité de la guerre à travers une grande allégorie. Ahmed, tchètchène, représente le mercenariat, la guerre « métier » ; un soldat rugueux et cynique, habitué au combat, qui se bat pour nourrir sa famille. Niko, géorgien, représente lui la guerre « idéaliste », un jeune homme touché par le discours mobilisateur de ses dirigeants, qui a pris les armes pour défendre sa terre et son pays, mais dont la bravoure dépasse de loin la compétence. Pris dans l’engrenage sont deux hommes : Ivo, qui a déjà perdu son fils (un Niko, en quelque sorte), conscient de l’absurdité de l’ensemble, et qui ne s’en soucie guère ; et Margus, qui, s’il se tient éloigné du conflit, est beaucoup plus affecté, car ses mandarines sont en péril mais aussi car il fait preuve de moins de sagesse. Au final, Niko et Margus finissent 6 pieds sous terre, laissant à Ivo et Ahmed un monde sur lequel ils ont perdu toutes leurs illusions.


 

 

Titre original : Mandariinid
Réalisé par Giorgi Nakashidze
Estonie/Géorgie, 2013

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Die Rückkehr // Returning Home

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« Returning Home » est le premier long métrage de Henrik Martin Dahlsbakken.

Il met en scène un soldat des forces norvégiennes à son retour d’Afghanistan. Sa relation avec ses deux fils est compliquée. L’aîné défie son autorité, tandis que le second l’admire ; tous deux semblent souffrir de son absence.

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Lorsque le père, à peine revenu, disparaît pour aller chasser, c’est est trop pour les enfants qui partent à sa poursuite, bien décidés à le confronter.

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On notera la performance remarquable des acteurs enfants. Ce film, au budget restreint, fut tourné en 13 jours.

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L’avis d’Arthur : Un de ces films où c’est le jeu des acteurs qui fait tout. L’histoire se résume en une phrase, et l’on voit, en tout et pour tout, 6 personnages, dont 2 pendant moins d’une minute. Tout particulièrement, les deux enfants, seuls à l’écran pendant la majeure partie du film, portent l’ensemble sur leurs épaules. Très justes, ils donnent une grande profondeur à leur personnages : deux adolescents dans une petite ville de Norvège, avec un père absent. L’aîné se retrouve dans une relation de confrontation avec son père, et défie son autorité ; le cadet admire son père, mais souffre de son absence et cherche sa place derrière son frère.

5 patates !

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L’avis d’Antoine :

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Henrik Martin Dahlsbakken est né en 1989 et a réalisé
son premier film à l’âge de huit ans. Il a étudié les médias à Oslo et le film en Grande-Bretagne. Son premier court métrage « The Time in Between » (2009 ) était basé sur un script qu’il a écrit à 15ans. Depuis lors, il a fait six courts métrages, dont « Salle de bal du diable » (NFL 2013), qui a remporté des prix dans plusieurs festivals.


Titre original : Å vende tilbake
Réalisé par Henrik Martin Dahlsbakken
Norvège, 2015

Fúsi

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Fusi, 43 ans, habite encore avec sa mère et son beau-père. Sa vie suit un cours monotone, entre l’aéroport où il travaille et les jeux de société et de rôle, son passe-temps principal. Sa rencontre avec Alma, une jeune femme à la vie aussi compliquée, et avec Hera, sa jeune voisine, viennent perturber ses habitudes.

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Gunnar Jónsson, acteur principal, pour qui le rôle a été écrit.


Titre original : Fúsi
Réalisé par Dagur Kári
Islande, 2015

Golden Apricot Yerevan International Film Festival – bilan positif !

Qualité de la programmation : 4 patates
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Ambiance dans les salles : 2 patates
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Palmarès de la compétition Features

Golden Apricot (1st Price): Embrace of the serpent: dir.: Ciro Guerra, (Columbia)
Silver apricot (Runner Up): End of winter: dir.: Kim Dae-hwan, (South Korea)
Special mention: Ixcanul: dir.: Jayro Bustamante (Guatemala/France)

Nous avions tout vu et (presque) tout apprécié

End of Winter

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Une famille se retrouve pour le départ à la retraite du père, professeur, exilé pour son travail dans un village isolé. Celui-ci annonce sa décision de divorcer. Et la neige bloque tout le monde : plus de moyen de transport.

TO GO WITH: Entertainment-SKorea-film-Busan-festival-winners This undated handout photo released by the Busan International Film Festival (BIFF) in the southeastern port city of Busan on October 11, 2014 shows a still from the Korean film "End of Winter" which has won the New Currents award at the Busan International Film Festival. AFP PHOTO / BIFF ---- EDITORS NOTE ---- RESTRICTED TO EDITORIAL USE MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / BIFF" NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

S’en suit un délicieux huis-clos où on voit les deux fils se chamailler, la belle fille être pleine d’attentions pour son beau-père, la femme véxée…

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Arthur n’a pas trop aimé

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Titre original : Cheol-won-gi-haeng
Réalisé par Dae-hwan Kim
Corée du Sud, 2015